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Lille, Nord-Pas-de-Calais, France
Blog personnel et professionnel : expériences et réflexions.

1 oct. 2010

Les Noms de Domaine : la spéculation du futur

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8 mars 2010

Lille, ville de découverte


En arrivant pour la première fois à Lille, n’importe quel jeune a une vague idée du symbole que cette ville représente : une ville qui compte la plus grosse densité d’étudiants, et donc où règne une ambiance jeune voire enfantine. Mais ce qu’il découvre par la suite, c’est l’ouverture d’esprit caractérisée par une certaine diversité de cultures, une compréhension de l’autre, et donc une tolérance aux idées opposées. Le soir, lorsqu’on erre dans les rue, sauf dans certains quartiers qu’on dit parfois « malfamés », et en évitant le plus profond de la nuit, il faut souvent compter le double du temps de marche prévu tant l’atmosphère est à la rencontre et à la découverte de l’autre, simplement par un regard échangé qui appelle à la discussion sympathique, malgré parfois des oppositions radicales du point de vue des origines, des idées ou des principes.

On pourrait passer des années dans cette ville sans exercer d’activité mais sans s’ennuyer : on trouve toujours quelque spectacle ou exposition à voir, quelque quartier où flâner ou quelque évènement à fêter. La Place de la République offre souvent des évènements originaux (beachvolley, distribution du guide Le Chti, manifestations), l'ancienne Bourse de la "Gran' Place" regorge au sein de sa cour intérieure de bouquinistes ou joueurs d'échecs.

Il ne se passe ainsi pas un soir sans qu’une école, qu’un institut ou qu’une université n’ait prévu une soirée dans un endroit obligatoirement accessible à pied en moins de 3/4h de marche. Sans oublier bien évidemment l’un des produits phares de la région, à savoir la bière, cette boisson qui vient égayer d’innombrables gosiers, « parfois jusqu’à la déraison », et qui « pour quelque noyé est devenu passion » (Matmatah.) Et il est à noter que la bière est à Lille très diversifiée : on est loin des traditionnelles bières blondes telles les Kronembourg, Heineken, ou 1664, mais on découvre chaque jour une nouvelle variété. Castel, Kasteel, Jenlain, Kriek, Jacobins, Chimay, Leffe, Chti, Goudale, etc. Lille, ville jeune et ouverte, est une destination rêvée pour toute personne en quête de chaleur.

3 mars 2010

Récit anodin


Dimanche, 17h14, je suis en cet instant même dans le train pour Lille, assis dans un des carrés de sièges, face au roi des technologies contemporaines : l’ordinateur portable ! En face de moi, une fille seule, d’une vingtaine d’années, sublime et simple. Blonde, les cheveux longs et joints par un fin bandeau noir, la peau dorée, ses yeux bleus azurs légers mais profonds laissent deviner une douceur hors du commun mêlée à une volonté de fer, tout en traduisant une certaine timidité. Elle porte un léger décolleté bleu marine très distingué, brodé de motifs blancs et parfaitement assorti à la beauté de ses yeux.

Elle lit mais je ne parviens pas à saisir le titre du roman qui semble l’enchaîner ; je saisis de temps en temps des regards furtifs qu’elle lance sur moi, ce qui m’honore grandement.

J’aimerais tant pouvoir entamer une discussion sur n’importe quoi : son roman, les voyages en train, Lille, les vacances, la rentrée, les études ou je ne sais quoi. Mais comment amener cela ? « Bonjour, il est bien ton livre ? » Ridicule !

« Qu’est-ce qu’il fait chaud ! Tu n’as pas un peu chaud ? » Pervers !

« Comment tu t’appelles ? » Ecole des Fans…

Pourquoi pas tout simplement la vérité ? « Les coups d’oeil récurrents que tu me portes depuis le début du voyage me portent à entamer une discussion avec toi… » Non… Trop direct et surtout très prétentieux.


Ses regards s’intensifient ! Et nos yeux ont échangé quelques mots. Ce serait une injure à elle et à l’amour de ne lui parler de vive voix. Mais que c’est difficile ! Et de surcroît, les jeunes qui siègent à côté, bruyants évidemment, n’éviteraient pas des remarques qui m’embarrasseraient plus que ne m’encourageraient.

Elle vient de répondre au téléphone ; sa voix est très sensuelle. Que faire ?! Il reste quinze minutes avant d’arriver en gare ; je vais me lancer. Soit je perds totalement la face, ce qui risque bien d’arriver, je le crains, soit dans le meilleur des cas je finirai ma vie avec elle. De toute façon je n’ai rien à perdre, il vaut mieux avoir des remords que des regrets, et surtout ça serait trop… con, de ma part, de passer à côté d’une telle occasion.

Je prends mon courage à deux mains… Et j’y vais !

L'Homme, un mystère perpétuel

L’Homme est un mystère. Quand on regarde une personne, absolument rien ne peut nous faire orienter vers ce à quoi elle pense à ce moment précis. Je vois une femme dans le train. A quoi peut-elle rêver ? A un monde meilleur, à une autre vie dans l’univers, à la théorie de la relativité, aux vacances qui l’attendent sur la plage, dans la montagne ou dans les champs, à son futur, à ce qu’elle doit ne pas oublier de mettre dans son panier au marché, ou tout simplement à la personne qui la serrera dans ses bras en rentrant chez elle ? Comment s’appelle-t-elle ? Laure, Violette, Isabelle, Claire, Annabelle, Vanessa, Eglantine, Jennifer ? Quelle activité exerce-t-elle ? Vendeuse, institutrice, directrice d’un magasin de mode, actrice, sportive professionnelle, docteur, étudiante, mère au foyer ? Est-elle mariée, célibataire, en couple, dans une relation « compliquée », comme on le voit parfois sur Facebook ?

Et même quelqu’un que l’on connaît sur le bout des doigts, on ne le connaît en fait pas. On ne sait pas ses tourments, ses idéaux, ses désirs, son bonheur. Peut-être en a-t-on une vague idée car cette personne essaye de nous la traduire, mais on s’en fait sa propre représentation et non la sienne. Mais c’est là que réside le charme humain : on ne sait jamais ce qui peut advenir des actes et dires de quelqu’un ; l’Homme est imprévisible.

Paris ? Et alors...






On dit toujours que Paris est la plus belle ville du monde. Et pour cause : des millions de touristes viennent chaque année s’émerveiller devant la richesse des bâtiments haussmanniens, la beauté des statues et autres ornements, la platitude entourant la Tour Eiffel, ou la grandeur de Montmartre. Cette cité est remplie à ras bord de symbolique, de merveilles et de passé triomphant. Les plus Grands sont passés par Paris pour l’admirer ou y vivre. Aujourd’hui, c’est la capitale internationale de la mode, le symbole de la séduction « à la française », et le centre politico-économique national. 20% de la population française vit dans et autour de Paris.

Mais chacun sait que l’excès tue. A force de vouloir être le centre du territoire national et du monde, de se vanter à tout va de sa puissance et sa beauté, Paris en a perdu ce qu’il y a de plus cher : la profondeur et l’authenticité. Chaque région française a ses particularités, ses traditions, ses coutumes et ses manières de voir et faire les choses, ses vêtements et chants traditionnels ou encore ses spécialités gastronomiques. Quand on pense à la Bretagne, on pense à son dialecte, aux costumes, aux groupes musicaux locaux.


Quand on parle de Bourgogne, on parle de vin, d’escargots, de bancs bourguignons. Lorsqu’on évoque le Nord, on évoque l’accent chti, la bière, le temps infect. Lorsque l’on parle du pays basque, on parle de soleil, de vagues, de férias, de bérets. Quand on évoque le sud, on évoque l’accent, l’odeur du pin ou de la lavande, le chant des cigales, la culture du football ou du rugby, la bouillabaisse. Mais quand on dit Paris, on dit simplement grandeur physique, économique et politique. Au-delà du présent et du regard porté sur l’avenir, il y a dans le cœur des Parisiens la fierté et l’ambition, mais les racines du passé ont disparu. La preuve en est que ceux qui comme moi rêvent à une autre profondeur ne se sentent pas Parisiens. Ah si seulement Paris était resté humble…

Le chocolat, phénomène sociétal

« La vie est comme une boîte de chocolat », disait Forest Gump. Le chocolat… Cet aliment si doux, si tendre, mais si puissant. Autrefois une monnaie, il est aujourd’hui le symbole du plaisir et de la tentation. Comment résister au chocolat ? Il est pour bien des femmes leur pêché mignon, et pour bien des hommes une véritable passion. Et ce n’est pas tout. Le chocolat est à présent une véritable industrie. Certains y consacrent leur vie pour découvrir toute la subtilité du cacao et le potentiel économique et social qu’il possède. En effet, au-delà de générer un marché plus que rentable, il crée des liens de convivialité. Il est de coutume dans bien des pays, industrialisés ou non, d’offrir des chocolats pour quelque occasion qui se fête. Paradoxalement, il peut tout aussi bien attiser le mal : convoitise, gourmandise et parfois même autisme. Nombreuses sont les personnes qui se réfugient de quelque douleur dans la dégustation de chocolat qui devient alors une véritable drogue. Le chocolat reste et restera un phénomène sociétal.

9 nov. 2009

Web Marketing en apprentissage, Verywear


Verywear est un groupe de distribution de prêt-à-porter multi-marques, regroupant les enseignes Devianne, Stanford, Magvet, Capmod et Julie Guérlande. Il existe également une activité B to B, à travers la société Carrare (vêtements de travail, etc.)

Avec un parc d’une soixantaine de magasins et environ 1.000 salariés, Verywear propose des marques propres (Ketchi, Cambridge, Stanford, Tibet,…) et des marques à forte valeur ajoutée (Levi’s, Lee Cooper, Aigle, Esprit, Mexx, Pierre Cardin,…), ciblant ainsi les CSP moyennes et supérieures.

Depuis octobre 2009, le groupe s’est lancé dans l’e-commerce en France, avec le site Moteur de Mode, ciblant les hommes de 25 à 60 ans.


Le nom du site est très évocateur dans 2 sens, comme vous l'aurez compris : il peut être considéré comme un moteur de recherche pour les vêtements OU comme un site porteur de styles, à la pointe de la mode. Un nom de domaine empli de sens, donc.

C’est dans ce cadre que depuis octobre 2009, je suis Assistant Chef de projet Web. Rattaché à la responsable du Web et indirectement au responsable du développement, ma mission se détache en deux parties distinctes et complémentaires :


- La partie opérationnelle :

  • avec le back-office : mise à jour et animation des sites, ajout de nouveaux produits, amélioration de l’interface et de l’ergonomie, suivi clientèle...
  • avec l'organisation du site : logistique (comment traiter une commande), comptable (comment la prendre en compte)
  • avec la promotion du site (page Facebook, opérations de récoltes d'adresse e-mail, campagnes de liens sponsorisés, affiliation et guides comparateurs, e-mailings)

- La partie stratégique (veille Internet, travail sur le référencement, créativité sur les offres promotionnelles, de nouveaux services, une amélioration de suivi client et de la fidélisation)



Avec un objectif de refonte du site, l'ajout de nouvelles gammes de produits, une amélioration des chiffres (trafic et transformation, panier moyen, notoriété, google rank, nombre de fans sur Facebook), avec de nombreux partenaraits et de projets en vue, il existe de grands espoirs fondés sur l'e-commerce dans cette entreprise. C’est dans la réalisation de ces projets, d’une part, et dans l’acquisition de réelles compétences web (d’un point de vue technique et marketing) d’autre part, que se situe le véritable challenge de cette mission.






12 août 2009

Newcastle juillet 2009

Newcastle Upon Tyne est une ville du Nord-est de l’Angleterre, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière écossaise, traversée par la rivière Tyne. Elle doit son nom au fils aîné de Guillaume le Conquérant qui voulut, en 1080, construire un « Nouveau Château sur le Tyne. »

D’un point de vue architectural, la ville a deux visages : le premier, ancien, est d’un style néoclassique, semblable celui des quartiers chics londoniens, à base pierres de taille jaunâtres, de colonnes et de pavés. Le deuxième est extrêmement contemporain (aluminium et verre), comme en témoigne le Millénium Bridge, symbole de la modernité Geordie.

Ainsi, le campus la Newcastle Business School ferait penser à s’y méprendre au fameux stade pékinois Nid d’Oiseau, construit pour les Jeux Olympiques de 2008. C’est là que tous les étudiant en cursus apprentissage à l’ESC Lille avons suivi des cours en juillet 2009, dispensés par des intervenants britanniques. Au programme :
- Intercultural Management : comment travailler et gérer une équipe multiculturelle
- International Marketing : comment adapter / créer un produit sur un marché étranger
- Business Game : simulation de jeu d’entreprise automobile en groupes

Peuplée par 260.000 habitants appelés Geordies, dont une forte proportion d’étudiants, Newcastle est également connue pour être l’une des villes les moins chères et les plus festives d’Angleterre, et pour l’accent incompréhensible usé dans la région. Ainsi, on retrouve quantité de pubs diamétralement opposés et de clubs ouverts à tous. Au-delà de l’esprit noctambule, Newcastle est une ville extrêmement riche en histoire. Ainsi, la ville se trouve dans la région des châteaux… On retrouve par exemple à 30 minutes en train, en direction de l’Ecosse, le château d’Alnwick ayant servi de décor pour le tournage de la saga Harry Potter. Vers le Sud se trouve également la cathédrale de Durham, très réputée dans le pays, et utilisée comme salle commune de l'école Poudlard par le héros précédemment cité.


18 févr. 2009

Assistant Marketing chez Top Office








Top Office SAS est un distributeur de matériel de bureau depuis 1996, avec 4 familles de produits :

- L’informatique (PC, imprimantes, périphériques,…)
- Les consommables (cartouches d’encre,…)
- Le mobilier de bureau (chaises et fauteuils, luminaires, bur
eaux,…)
- Les fournitures de bureau (papèterie, stylos, calculatrices,…)

Avec 38 points de vente dont 8 franchises et une ambition d'atteindre le nombre de 50 en 2012, présente à la télévision depuis février 2009, la société est en croissance continue depuis sa création.

En apprentissage, directement rattaché au directeur marketing et à la chef de Pub, j'étais en charge de plusieurs missions. Tout d’abord, je pilotais le budget marketing mensuel, en regroupant et en organisant toutes les dépenses réalisées par le marketing/communication/web.

Je prennais également en charge certaines études
- géomarketing, codes postaux en caisse : lancement des études régulières ou exceptionnelles (ouverture, par exemple) suivi et remontées vers les directeurs régionaux, pilotage des cartographies des Zones de Distribution
- étude clients (synthèse et participation à l’élaboration de la stratégie marketing)
- étude chèques cadeaux (retombées,…) et synthèse des procédures d’encaissement et de remboursement à remonter aux magasins
- analyses chiffrées des opérations effectuées au mois
- veille concurrentielle

Enfin, j'étais soutien de la chef de pub sur les tracts (relai entre l’agence de pub et les acheteurs, relectures, rédaction des briefs, brainstorming,…) et sur l’élaboration du plan de communication.


16 févr. 2009

Responsable de secteur chez Nestlé Purina



Entre février et septembre 2008, j'ai intégré la force de vente de Nestlé Purina Petcare France (NPPF). Filliale de Nestlé, la marque distribue du Petfood (Gourmet, Félix, Fido, One, Friskies,...) et les céréales Nestlé (Chocapic, Nesquick, Fitness,...)

Responsable d’un portefeuille de 60 Grandes et Moyennes Surfaces (GMS), j’avais deux missions principales : assurer le CA fixe, et réaliser un CA additionnel le plus élevé possible. Ainsi, je devais m’assurer que les négociations entre les distributeurs et NPPF aboutissaient en magasin (référencement des produits du cadencier, opérations prévues.) Parallèlement, je devais « faire de l’additionnel » : négocier et mettre en place des actions promotionnelles exceptionnelles, rentrer des références additionnelles,…

Ce stage m’a beaucoup apporté, et ce sur plusieurs plans. Tout d’abord, il a influencé mon comportement professionnel (en relation avec les directeurs de magasin, avec les responsables de NPPF et avec mes collègues), et notamment ma capacité à prendre du recul, une autonomie certaine et le sens des responsabilités. Deuxièmement, il m’a appris le sens du mot « objectif » et son application : élaborer une stratégie en prenant en compte la politique de NPPF d’une part, le besoin et le fonctionnement des clients d’autre part. Enfin, j’ai découvert la satisfaction que l’on peut avoir lorsque l’on se rend compte du travail fourni au bout de six mois : un CA de 450K€ réalisé, et une place de 2ème parmi les 14 stagiaires recrutés en France sur la période.


18 janv. 2008

La Terre coule



Si l’on regarde une carte de notre bonne vieille planète, on découvre avec stupeur qu’elle coule !
La majorité des terres sont sur l’hémisphère nord, et le Nord de toutes les terres est légèrement plat, ou plutôt horizontal. Et si l’on regarde le sud, ces terres sont en forme de gouttes ou de stalactites : l’Inde, l’Afrique, l’Amérique du sud, le Groenland, etc.
On retrouve très peu de péninsules qui débordent vers le Nord.
Comme si par le passé toutes les terres étaient situées au pôle Nord et que petit à petit le Sud a commencé à devenir une sorte d'aimant.

Or, on sait que le pôle Sud magnétique, situé au large de la Terre Adélie (bande de terre de l'Antartique), est un point unique errant où le chant magnétique terrestre pointe vers le haut. Ce champ magnétique pourrait avoir la propriété d'attirer les terres, mais le point central de cet aimant se trouve à proximité du centre de la Terre.

Alors le pôle sud attire-t-il les terres ? Existe-t-il un « vrai bas » et un « vrai haut » ?


10 janv. 2008

Les PECO, des pays à découvrir au plus tôt



En mettant mes études entre parenthèses une année entière pour signer un CDD chez Benalu, à proximité de Lens, je savais que mon travail allait me conduire dans les PECO. Mais j’ignorais alors tout de ces pays réputés pauvres quoiqu’en développement exponentiel.

Lors de mes déplacements, j’ai découvert en Pologne et en Roumanie une population certes travailleuse et ambitieuse, mais surtout ouverte aux cultures étrangères et à la discussion, toujours dans une ambiance de convivialité exemplaire. A Cracovie, le deuxième centre de formation du pays, les universités ne cessent de se créer et de croître. Ainsi, avec plus de 42.000 inscrits, l’Université jagellonne de Cracovie est l’une des plus anciennes d’Europe centrale. Chef d’œuvre de l’architecture polonaise, elle propose de nombreux cursus, notamment en droit, en gestion, en médecine, en histoire, en mathématiques ou encore en informatique. Y étudièrent ainsi Copernic ou Jean-Paul II.

Cracovie, c’est aussi celle que l’on appelle la Ruhr polonaise à l’image, donc, des nombreuses universités qui fournissent amplement les multiples bassins d’emplois. Mais les places sont chères pour les entreprises françaises : plus aucun emplacement au sein de la zone franche de Cracovie n’est ainsi disponible depuis quelques mois.

Professionnellement, il est indéniable que subsistent quelques séquelles soviétiques, notamment traduites par les lourdeurs administratives. Les travailleurs ont certes « besoin d’une carotte », m’a affirmé un entrepreneur français implanté à l’Est de Cracovie, des managers expatriés sont nécessaires sur place pour s’assurer de la bonne progression de l’entreprise. Mais une fois sur la lancée, la majorité de ces nouveaux Européens accomplit un travail remarquable digne du savoir-faire français ou allemand.

Les Roumains quant à eux, sont moins volontaires que les Polonais mais tout aussi efficaces. Dans le Nord-Ouest de la Roumanie se situe Oradea, la ville natale du terrifiant Attila. Ponctuellement détruite durant les années 1970, il n’y subsistent que quelques monuments ou ruines. Mais c’est aujourd’hui son réseau industriel qui fait la particularité de cette grande ville de Transylvanie. Dracula restant introuvable dans la région, les entreprises françaises, elles, y foisonnent et de nombreux réseaux se créent chaque année.

Quant aux Roumains eux-mêmes, rares sont ceux qui, contrairement à la Pologne, apprennent l’anglais ; la discussion est alors rendue compliquée. Mais quel plaisir de tenter toutes les formes de communication possibles et imaginables, entre les mélanges de mots anglais, français, allemand ou espagnol, le langage des signes improvisé, les mimes improbables ou encore les divers sons qui pourraient exprimer notre pensée.

Les pays d’Europe centrale et orientale, encore assez méconnus en France, méritent à mes yeux leur entière place dans l’Union Européenne.


8 janv. 2008

Loisirs

Au delà d'être un moyen d'expression de soi-même par des interprétations personnelles, le théâtre constitue pour moi une manière de se surpasser : la voix puissante et l'amplification des gestes, l'apprentissage des dialogues et l'appropriation du texte, etc. Il nécessite une analyse continuelle de la gestuelle des différentes personnalités que l'on rencontre pour avoir un répertoire diversifié de jeux.

Le sport, lui aussi, est un surpassement de soi-même, nul n'en doute. Se donner à fond pour soi-même et pour son équipe. La natation ou les bienfaits de l'eau, le football ou la culture sportive nationale, le basketball ou le jeu d'équipe, le Jiu-jitsu (art martial entre Judo et Karaté) ou le sentiment de puissance et de paix après avoir épuisé toute son agressivité.

Quant au scoutisme, il permet à un enfant, un adolescent ou même un adulte de se libérer de la vie quotidienne et d'apprendre d'innombrables choses: la discipline, la "débrouillardise", sans oublier l'esprit d'équipe. Après avoir été élève louveteau puis scout, j'ai par la suite encadré des louveteaux puis des scouts jusqu'en 2007 inclus.


Indonésie

Entre 1995 et 2000, mes deux frères, mes deux soeurs, mes deux parents et moi-même avons habité dans la capitale indonésienne: Jakarta. Malgré mon jeune âge (10 à 15 ans) d'innombrables souvenirs resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

L'Indonésie, c'est avant tout un pays très pauvre : lorsque l'on "visite" un bidonville, l'on y découvre des logements parfois de seulement 10 m² pour une famille entière. Sans compter l'état médical dans lequel se trouvent des milliers d'Indonésiens (on ne compte plus le nombre de lépreux quémandant un simple sourire.) Mais cette pauvreté est cachée par leur bonheur de vivre; c'est ce que les gens peu fortunés transmettent le mieux...

L'Indonésie, c'est également le plus grand pays musulman au monde. Au début, les chants provenant des innombrables minarets emprisonnent le sommeil et l'on est horrifié de la mise à mort d'animaux lors des fêtes de fin de Ramadan. Mais très vite s'éveille la curiosité jamais rassasiée.
L'Islam, certes; mais dès lors que l'on quitte les agglomérations, on retrouve des cultures très différentes, des religions loufoques et des coutumes étranges.

L'Indonésie, c'est aussi le pays aux mille reflets et aux mille visages. Les paysages inimaginables associés à la quiétude absolue resteront pour moi LE souvenir auquel penser lors de périodes d'anxiété ou de tristesse. Les Iles Seribu (seribu signifie mille ; c'est un archipel d'un millier de minuscules îles totalement désertes) représentent pour moi le mieux le visage indonésien. L'île de Bali, mondialement connue, est certes très touristique sur les côtes, grâce à de ses plages de sable fin et blanc, où se déroulent parfois les Championnats du Monde de Surf, mais à l'intérieur des terres, les temples dévoilent leurs richesses passées.


Il existe en Indonésie d’innombrables rituels et mythes. Parmi eux, je n’en retiendrai que deux : le premier tient usage à Bali. On remarquera que dans certaines régions côtières, toutes les portes des maisons comportent une marche, sans nécessité apparente ; il se trouve en fait que certains balinais croient que des démons, aveugles, sortent de la mer et rampent sur le sol. Pour éviter qu’ils ne pénètrent dans les demeures, ces démons se cognent contre une simple marche, pensent avoir rencontré un mur, et continuent leur chemin. Un autre mythe est né au sud-ouest de l’île de Java : celui de la Dame Verte. Dans cette région, le phénomène des lames de fond est récurrent et souvent mortel : sur les côtes, une sorte de vague traîtresse balaie l’homme par-dessous la surface et l’emporte au large, entraînant la plupart du temps une mort par noyade. Pour les habitants de cette région, la déesse de la mer, la Dame Verte, choisit régulièrement un fiancé et l’entraîne dans sa demeure. S’unir à l’océan devient ainsi source de privilège et d’honneur.

L'Indonésie fait rêver, certes, mais le bonheur n'est seul nulle part. En 1997 eut lieu la crise financière asiatique, qui engendra dans la capitale des protestations suivies d'émeutes violentes (1200 morts recensés les 13 et 14 mai 1998) et qui mirent fin au "règne" de Suharto, le Président élu 30 année auparavant, et récemment décédé. Durant ces évènements, nous fûmes rappatriés en urgence et dans l'angoisse, encadrés par des véhicules blindés jusqu'à l'aéroport militaire d'où nous fûmes expédiés vers la riche Singapour.





J'ai passé cinq années de ma vie dans un monde où tout est différent : les locaux, les Français, tout comme les gens d'autres nationalités. Et j'y ai retenu d'innombrables choses.
Mais quelques lignes ne peuvent suffire à décrire au mieux ce magnifique pays de l'autre côté de la Terre... J'espére tant y retourner un jour!






Saisonnier en Auvergne


Juillet 2001 : castration du maïs en Auvergne, dans le Puy de Dôme. 8h de travail par jour sous le soleil tapant. Même si les conditions de travail étaient raisonnables et l'ambiance entre saisonniers excellente, j'ai découvert pour la première fois ce que signifiait l'expression "gagner sa vie à la sueur de son front"...